« L’after » de Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ?
Un projet participatif.

Dans son texte Perec cite ou liste avec précision plus de 100 objets. Ces objets sont représentés sur scène par des dessins, des objets similaires avec fiche signalétique et quelques textes.
Durant le spectacle, ces objets sont extraits de cartons dans trois armoires puis disposés autour de la scène, les dessins sont sortis de boites empilées sur scène puis accrochés sur ces mêmes armoires, certains textes également. Dessin, objets, textes vont former peu à peu une manière d’exposition, de préparation d’un pot entre amis (les boissons, les verres, les encas figurent en bonne place dans la liste de ces objets).
A la fin du spectacle le public est invité à venir voir de plus près ces objets, lire les fiches qui sont plutôt drôles, emporter quelques textes pour la maison (comme un doggy bag théâtral) et boire un coup.
Nous aimons bien rencontrer les spectateurs autour d’un verre après les spectacles et là, en appui avec le texte de Perec, ce moment s’est intégré à la pièce. Voilà l’ « after » !
PROJET PARTICIPATIF
Pour ces premières dates, nous avons tout fait nous même, textes, dessins... et bien sûr nous disposons maintenant de tout. Mais il y a là une matière formidable d’action culturelle, une opportunité d’associer le public à la préparation d’une oeuvre.
En effet ces dessins, ces fiches, ces textes pourraient être rédigés, dessinés par d’autres que nous. Les objets même pourraient être remplacés et recherchés par d’autres.
Cette proposition est extrêmement ouverte et peut s’adapter en fonction des différents lieux.
Faire quoi ?
Il faut rédiger une soixantaine de fiches descriptives, faire autant de dessins format 10 x 15, écrire entre 10 et 20 textes autour d’un objet et éventuellement, c’est peut-être là le plus complexe, rechercher une soixantaine de nouveaux objets.
Entre trois et dix personnes participeraient également au spectacle pour animer l’after (bar exposition…)
Avec qui ?
On peut travailler un seul groupe qui préparerait l’ensemble des éléments, ou plusieurs à qui l’on distribuerait la préparation des éléments.
On peut travailler avec des groupes homogènes, entre une et trois classes de collèges ou de lycée par exemple. On peut travailler avec des groupes plus hétérogènes réunis pour l’occasion.
Quand ?
On peut travailler sur une période resserrée, un ou deux week-ends pour un ou deux groupes de dix à vingt personnes (groupe hétérogène), ou au contraire étaler les ateliers lors de rendez-vous hebdomadaires sur un mois ou un trimestre (groupes hétérogène ou homogène).
Qui ?
Au sein de la compagnie, nous avons les personnes pour animer chaque atelier mais nous pouvons aussi travailler en relation avec d’’autres « intervenants ». Les dessins peuvent se faire dans les cours « d’arts plastiques » ou au sein d’école d’arts, les textes dans les cours de « Français » ou dans des ateliers d’écriture. Les professeurs d’histoire peuvent également être associés au projet. Ces préparations devraient également se faire en lien avec la littérature et les arts contemporains.