Le misanthrope

 Molière

 

Mise en scène : Jean François Le Garrec

avec : Barthélémy Auguin, Lise Chevalier, Azéline Cornut, Isabelle Delapeyronnie, Dominique Delavigne, Louis Lavedan, Gerard Llabres, Gaspard Maume, Geoffroy Pouchot-Rouge-Blanc, Anne Rauturier

Scénographie, peinture, costumes : Anne Lavedan

Peinture, régie : Louis Lavedan

Lumière,régie générale : Azéline Cornut

 

 

Le misanthrope est une pièce à la fois verticale et concentrée, je crois. Sa force et sa grandeur sont dans la profondeur. Elle n’est pas de ces pièces protéiformes – je pense à Shakespeare – qui brassent cent histoires, balaient mille émotions ou sentiments. Le misanthrope, parle de la sincérité, exclusivement de la sincérité, dans toutes ses formes : sociale, amoureuse, amicale, physique, artistique… mais la pièce, et sans la moindre redondance, bouscule et creuse la question jusqu’à l’épuiser.  On a le sentiment une fois la pièce vue ou lue que le tour du problème est absolument accompli. Et avec lui celui du monde !

 

 

 

La question de notre propre sincérité de femmes et d’hommes de théâtre se pose forcément lorsqu’on aborde ce monument. Je ne parle pas ici de la manière de jouer des acteurs, il ne s’agit là en réalité que d’une histoire de référence, de compétence et d’investissement, mais puisque la première chose que nous racontons est justement que nous racontons, que nous allons raconter, que nous voulons raconter, c’est de notre position de femmes et d’hommes de théâtre et dans le théâtre  dont je veux parler. A quel endroit sommes-nous dans notre désir et dans toutes les actions que nous accomplissons pour que ce spectacle soit ? Question encore plus difficile aujourd’hui où tout est tellement brouillé, masqué entre notre besoin ou notre soif de promotions.

Jean-François Le Garrec